HP Conseil ESSD Solution Logique de Gestion des Risques Logical Response to Risk Assessment
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Être ou ne pas être ... armé. ...                 Henri PETRY

 

Un quidam, un soir de Réveillon, a bu plus que de raison. Malgré toutes les campagnes d'information, il prend sa voiture et décime une famille entière. Il s'en sort...

Jamais, la vindicte populaire ne condamnera le constructeur automobile qui a conçu et vendu cet engin, qui n’est pas une arme par nature. De même, aucun fabricant de batte de baseball, de club de golf ou même de stylo ne seront sanctionnés parce que leur production a permis de blesser ou d'assassiner un être humain. Et pourtant !

 

Interdire toute arme est impossible. Concernant les armes à feu, ceux qui seraient pénalisés si le gouvernement prenait cette décision seraient ceux qui les détiennent à titre sportif. Le gouvernement britannique a pris ce décret par le passé et on a pu voir le résultat. Ceux qui se moquent des interdictions sont bien sûr ceux qui les détiennent illégalement.

 

En France, la législation est plutôt bien faite. Il faut toutefois accentuer leur contrôle et surtout dans les quartiers difficiles et les zones de non droit. On sait qu'elles sont là. Il faudrait aussi rétablir les frontières car il est très facile d'introduire des armes dans l'Hexagone. Il y a des contrôles certes mais pour une arme découverte, combien seront passées ?

 

Pour les clubs de tir, c'est le rôle du président de faire la police dans son club.

 

Mais il y a un domaine où personne ne veut aller. Ce sont les armes détenues dans le cadre de la défense. C'est prévu par la loi mais mal défini. Aussi, pour éviter tout problème, on limite la délivrance de ce type d'autorisation. Des professionnels tels que des bijoutiers se trouvent légalement autorisés à détenir une arme mais ne peuvent pas s'entrainer avec puisqu'elle n'est pas détenue à titre sportif. De toute façon, le club qui les accueillerait n'accepterait pas qu'ils effectuent des tirs de défense car ce n'est pas dans les statuts de la FFT.

 

Et, encore une fois, l'arme détenue l'est au titre de la défense.

 

Ils pourraient s’inscrire dans un club sportif et acheter, dès qu'ils le peuvent le même type d'arme.

Ce n'est pas la solution car, ils ne pourraient effectuer que des tirs de précision et l'arme qu'ils auront achetée, même si elle est identique- même modèle, même calibre- n'aura pas le même réglage.

 

La seule solution, à notre modeste avis, serait d'autoriser réellement la détention et le transport d'arme de défense vers un stand de tir adapté aux tirs en situation de défense et de riposte. La personne menacée pourrait ainsi être initiée, formée, entraînée dans tous les aspects de la nécessité de la légitime défense.

 

Et, de plus, étant adhérente d'une fédération dédiée à la défense- elle bénéficierait des conseils et de l'expertise de formateurs de l'état et du secteur privé. Et l'encadrement de ladite fédération aurait la responsabilité de donner un avis favorable pour l'acquisition, la détention et le port d'arme qui permettrait à l'état de prendre la décision finale.

 

Cet avis favorable ne pourrait être délivré qu'après un véritable stage où le postulant recevrait l'enseignement nécessaire.

 

Ce stage proposé par la FFTPA est un réel parcours initiatique. C'est un stage de responsabilisation du futur détenteur d'arme. Tout au long de ce stage, le postulant est observé et l'examen final se déroule face à un jury composé principalement d'un juriste, d'un médecin et d'un psychiatre et, bien sûr, des formateurs et du directeur du centre. Le résultat sera apte ou inapte. S'il est déclaré inapte, il ne pourra jamais intégré un métier dédié aux armes (armées, police, gendarmerie, et certaines spécialités de la sécurité privée, etc. ) . S'il est déclaré apte, là également deux options, le postulant accepte ou lui-même décide qu'il ne souhaite pas assumer une telle responsabilité et il sera ajourné, avec la possibilité de revenir sur sa décision.

La « personne armée » au titre de la défense reçoit un livret de formation. Elle devra suivre une vraie formation continue, effectuer des recyclages et des remises à niveau, suivre des séminaires et des conférences car détenir une arme est une affaire sérieuse.

 

Bien sûr, on pourra dire qu'il y aura toujours un individu malhonnête qui passera au travers du filet. Certes, mais en ce moment, ce sont des milliers d'individus qui sont armés et non contrôlés. Notre proposition permet aux Forces de l'Ordre de savoir où sont les armes de sport et celles de la défense.

 

Il ne restera à l'état qu'à trouver celles détenues illégalement.

Port d’arme en sécurité privée: les ASR

Ça y est ! L’armement de certains agents de sécurité privée, les Agents de Sécurité Renforcée,  est en passe d’être une réalité. (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/terrorisme-les-agents-de-securite-bientot-autorises-a-porter-des-armes_1770127.html)

 

Comme le souligne l’article de l’Express, l'article L613-5 du code de la sécurité intérieure, le code de référence de la sécurité privée, prévoit qu’un agent privé de sécurité affecté à la surveillance et au gardiennage peut être autorisé à porter un pistolet ou un revolver. Mais dans les faits, l'autorisation de port d'armes n'est que rarement donnée par les préfets. Le ministère de l'Intérieur aurait donc souhaité "sortir de l'ambiguïté". Où est l'ambiguïté ?

Comme toujours, les textes de loi sont là mais on se demande si on a le droit de le faire.

 

Ce que j’aimerais savoir c’est,

  • qui va assurer les formations ?
  • quel sera le recrutement et sous quels critères ?
  • qui effectuera le contrôle ?

J'ai d'autres questions mais on verra plus tard.

 

J’ai fait parvenir un projet de formation et de port d'armes aux différents ministres de l’Intérieur depuis 1995 et au CNAPS. Aucune réponse. Et pourtant, il est basé sur ce que j’ai mis en place depuis 1994 avec une vision réaliste du port d’armes.

 

En effet, c’est une très grande responsabilité.

 

Sachant que des policiers et des gendarmes ne sont pas toujours couverts par leur hiérarchie, que se passera-t-il pour un agent de sécurité ?

La formation prendra-t-elle en compte tous les aspects de la légitime défense et du respect de la personne.

 

J’espère que ce n’est pas une mesure prise dans l’urgence.